Au Rallye Classic du Maroc, les bolides d’époque et… Paloma Picasso qui répond à nos questions

Au Rallye Classic du Maroc, les bolides d’époque et… Paloma Picasso qui répond à nos questions

Le Rallye classique du Maroc, épreuve de régularité sur asphalte, expose les plus belles voitures de collection. Cette compétition douce fait fi de l’exploit sportif, pour aller en beauté à la découverte du Maroc. Convivialité, confort et aventures, sont les maîtres mots de ce chic rallye en faveur de plusieurs causes nationales, comme L’Heure joyeuse. Outil de promotion « première catégorie » pour le pays, il réunit plus de quatorze nationalités qui y sont représentées chaque année. De nombreuses stars sont toujours séduites par la convivialité du concept. 

Paloma Picasso, fidèle du Rallye, nous a raconté quelques années plus tôt son escapade sur les routes du Maroc. Concurrente star du célèbre Rallye classique, la fille du plus grand peintre du XXe siècle (qui est parvenue à se faire un nom dans le milieu difficile du glamour), s’est montrée chaleureuse, souriante et simplissime. Ses impressions à bord d’un bolide bleu…

Paloma, sans votre rouge à lèvres flamboyant, on ne vous reconnaît plus !

Je sais, on me l’a déjà fait remarquer. La dernière fois, c’était dans l’avion et l’hôtesse de l’air a cru que j’étais la fille de Paloma.  J’en ai déduit que le visage au naturel me rajeunissait.

Vous connaissez très bien le pays. Quelle ville du Maroc, préférez-vous ?

J’apprécie Marrakech, mais pas seulement. Oualidia et sa baie, d’autres petites villes aux paysages incroyables, me font également craquer.

Pourquoi ne pas avoir acheté une maison à Marrakech ?

Parce que j’ai toujours eu la chance d’y être invitée, souvent chez mon ami Yves Saint-Laurent. Le problème ici, c’est qu’on y mange tellement bien que je quitte toujours le Maroc avec quelques kilos en trop. J’ai jugé plus sage de ne pas m’y installer trop longtemps. 

Où vivez-vous la plupart du temps ?

En Suisse.

Pourquoi un tel changement de look ?

Je me sens aujourd’hui très bien dans ma peau. Quand on est jeune, il est difficile d’affronter les autres, on peut avoir tendance à se protéger sous la barrière du maquillage.

Étonnant, vous avez un visage d’Andalouse…

Oui, c’est assez agréable. Moi, j’ai grandi en France, une partie de moi est évidemment en Espagne et plus particulièrement en Andalousie. J’y suis allée très tard. 

Comment grandit-on avec un père aussi important ?

Pour une petite fille, ce n’est pas aussi difficile. Pour un garçon, je pense que c’est une autre paire de manche. La vie au quotidien avec Picasso était très sympathique. Nous vivions dans un univers où l’art faisait partie du quotidien. Pour un enfant, c’était un environnement merveilleux. 

Picasso surveillait vos devoirs ?

Jamais ! Il s’en fichait complètement. De temps en temps, j’imaginais que la culpabilité le saisissait et il exigeait que je lui présente mon cahier de notes. 

A part votre père, quel autre artiste du XXe siècle a votre admiration ?

Matisse. Malgré le fait qu’ils étaient concurrents, mon père et lui se respectaient beaucoup.

V.M.A

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