Ayyoub Bouaddi : « Il a dix-sept ans, mais il joue comme un trentenaire ! »

Ayyoub Bouaddi : « Il a dix-sept ans, mais il joue comme un trentenaire ! »

Ce sont les mots de ses nouveaux co-équipiers. Ce soir, le Maroc affronte l’Écosse pour le deuxième match de la CdM 2026. Les Lions de l’Atlas sont au complet et l’on salue l’arrivée du jeune Ayyoub Bouaddi sur le terrain de cette Coupe du monde.

Il est temps de revenir sur celui dont tout le monde parle, le benjamin du foot marocain, Ayyoub Bouaddi. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est déjà apprécié des spécialistes. Les rumeurs professionnelles autour de son jeu sont particulièrement dithyrambiques. « Il est très précoce, très mature»; « Il apprend très vite, il comprend plus rapidement les choses que la moyenne. » Autre louange : « L’avantage avec lui, c’est qu’il est très sérieux, il a une mentalité incroyable. Il a du temps devant lui et il joue, il faut qu’il joue maintenant. »

« Pour l’instant tout le monde s’entend bien, tout se passe bien.»

Ayyoub a grandi en France et ses parents sont fans de sport. Son père pratique le hand-ball dès qu’il le peut, tandis que le jeune garçon brille sur les bancs de l’école et se distingue en sautant allègrement la classe de CM2. Avec ses résultats scolaires impeccables et son année d’avance, on le verrait bien devenir avocat plus tard, mais le foot le passionne déjà. Quand il a 17 ans, il est vite remarqué. D’ailleurs, Samir Nasri dira de lui : « Il a 17 ans mais il joue comme un trentenaire. Il est calme, serein, il a une justesse technique, une intelligence de placement et n’a pas peur sous la pression… c’est lui régulateur du jeu lillois. C’est impressionnant, franchement chapeau. Et je trouve qu’il a encore progressé, qu’il prend de plus en plus de risques dans la passe, qu’il casse des lignes. » À l’aise en milieu de terrain,  Ayyoub ne se laisse pas distraire, il garde le sang-froid nécessaire à sa position dans l’équipe. Pour l’anecdote, cette maîtrise de soi s’était déjà vérifiée au Palais de l’Élysée, où il avait remporté, en 2024, le concours d’éloquence des centres de formation en France.  

Bac scientifique en poche, il ne pense qu’au football 

Et, dans ce sport, il parvient quasi tout en haut. En mars 2026, il a tout juste 18 ans, quand le nouveau sélectionneur du Maroc, Mohamed Ouahbi, le choisit pour son premier match officiel avec le Maroc. Et quel match ! Le match du Maroc. Contrôle du ballon, précision des tirs, anticipation du jeu, le jeune homme cumule toutes les qualités attendues par le boss, Mohamed Ouahbi.  Ayyoub paraît serein : « Le coach et le président m’ont tout de suite dit de faire le choix du Maroc parce que c’était le bon choix et que j’allais avoir un accueil incroyable. Et ils ne m’ont pas menti car c’est le cas. L’accueil est incroyable, les infrastructures sont tops. L’équipe est magnifique. Tout est parfait », a-t-il ajouté. « J’espère qu’on va faire de belles choses. Merci à tout le monde, pour l’accueil. » Petit bémol à l’euphorie générale, Ayoubb Bouaddi, le sage, rajoute : «  « L’équipe tout le monde connaît sa qualité, il y a de très grands joueurs. Après ça va dépendre du stage, de la cohésion. Pour l’instant tout le monde s’entend bien, tout se passe bien ».  Bien sûr, nous croisons les doigts pour l’avenir de toute l’équipe.

khadir Idrissi Ilyass 

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