Bono et ses arrêts légendaires ne sont pas dus au hasard

Bono et ses arrêts légendaires ne sont pas dus au hasard

Né le 5 avril 1991 à Montréal, Yassine Bounou (surnommé Bono) est aujourd’hui une icône du ballon rond. Arrivé au Maroc à tout juste deux ans, son enfance familiale à Mers Sultan est heureuse et riche en projets : le garçon se passionne très vite pour les matchs de foot dans son quartier. Il est doué, son père l’inscrit à 8 ans à l’académie du Wydad de Casablanca dont il deviendra plus tard le talentueux gardien de but, grâce notamment à ses réflexes et beaucoup à son mètre quatre-vingt-douze. Il aurait pu choisir de jouer au Canada, mais il a préféré le Maroc, son pays de cœur. Coup d’œil sur le mental et les petits secrets d’un winner.

Le jeune homme est connu pour toujours garder la tête froide quelle que soit la situation. Le temps a passé et Yassine Bounou, devenu Bono pour ses fans à l’international, a été élu meilleur gardien de l’année 2025, trophée décerné par la Confédération africaine de football qui récompense la saison du portier d’Al-Hilal et international marocain. Deux ans plus tôt, en 2023, il est sacré troisième meilleur gardien de but au monde par la Fédération internationale. On murmure que Bono, dans sa prime jeunesse, s’est inspiré de grands gardiens comme Buffon et Van der Sar et qu’il passait leurs vidéos en boucle pour progresser. Dans son évolution, Bono n’a jamais rien lâché. Fan d’un joueur argentin, on apprend que le nom de son premier chien, Ariel, est un hommage à Ariel Ortega, l’attaquant argentin dont il est un grand fan, bien qu’il n’ait aucun lien avec l’Argentine !

Ses techniques cachées

 Quoiqu’il se passe sur le terrain, Bono est inébranlable : sang-froid exceptionnel, autorité tranquille, méthode impeccable pour organiser sa défense en un temps record… Ses confrères voient en lui un sportif d’une grande intelligence. Il faut savoir que Bono est un travailleur acharné, qui entretient la qualité de ses réflexes et sa technique personnelle. Son truc ? Les sorties aériennes et celles au sol, soutenues par une force mentale assez forte pour le rendre performant même sous la pression, comme en témoignent ses exploits espagnols et marocains. Et le jeune homme sait se motiver et s’amuse à lancer des challenges régulièrement. Quand il s’entraîne aux tirs au but, Bono parie avec ses coéquipiers : s’il arrête un penalty, ils lui donnent 500 €. S’ils en marquent cinq, c’est lui qui paie !

Ses talents naturels 

Ses bons réflexes et sa grande agilité sont les garants de ses arrêts spectaculaires. Le milieu du football mondial reconnaît la puissance de son jeu aérien, d’ailleurs, on le dit exceptionnel dans les airs et capable d’aller chercher les ballons. Au-delà de cette remarquable vivacité, c’est un garçon calme : Sa sérénité permanente rassure son l’équipe, avec laquelle il communique constamment, notamment avec sa défense pour organiser les mouvements. Sa sérénité, sa bonne humeur et son sourire inspirent la confiance et rassure l’équipe. Leader sans chichi, sa force mentale est essentielle pour lui-même et ses coéquipiers. Pourtant, il a bien failli craquer. Soumis à la pression,il avoue avoir eu du mal à gérer le succès de la Coupe du Monde 2022, ressentant des vertiges et une impression d’être « en prison » à cause de la routine et de l’anxiété, malgré les exploits. Rien de grave en somme, car sa capacité à réaliser des arrêts décisifs sous stress fait de lui un atout précieux pour l’équipe.Et comme il est un être gentil et respectueux, on le surnomme aussi « Le fils de toutes les mamans » !

Ilyass Khadir Idrissi
journaliste, fan de l’équipe nationale

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